Dès 1938, au vu des menaces de conflit avec l'Allemagne, l'Etat et la municipalité de Bayeux s'emploient à mettre à l'abri la Tapisserie de Bayeux. Elle reste confinée dans un abri sécurisé de son musée pendant près de deux ans. La portée politique du chef-d'œuvre intéresse particulièrement les Nazis. Elle fait l'objet d'une mission d'étude de l'Ahnenerbe, un institut patrimonial placé sous la férule d'Himmler. Les experts choisis pour l'étudier sont archéologue, conservateur de musée spécialisé dans les textiles, photographes, dessinateur. Pour faciliter leurs travaux, la Tapisserie est transférée à l'abbaye de Mondaye, proche de Bayeux. Pour essayer de la soustraire à toute tentative d'appropriation par les Allemands, elle est par la suite transférée au château de Sourches, dans la Sarthe, d'où elle sera extraite sur l'ordre des autorités allemandes peu après le Débarquement

Sylvette Lemagnen, tout en exerçant les fonctions de directrice de la Médiathèque municipale de Bayeux, a veillé en tant que conservateur en chef sur la Tapisserie de Bayeux de 1989 à 2016. Durant cette période, elle a promu plusieurs colloques et congrès internationaux et créé diverses expositions internationales, publié les articles qui en ont découlé, poursuivi des recherches personnelles sur la Tapisserie pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle appartient à différentes sociétés historiques normandes et est vice-présidente de la société historique de Battle, en Angleterre.

Libre participation aux frais.

Date

Ouverture du 10 au 10 juin 2026
JoursHoraires
MercrediÀ partir de 18h30