Combourg, ville classée « Petite Cité de Caractère » ®, « Station Verte » et « Ville Vélotouristique » peut, à juste titre, s’enorgueillir d’être le Berceau du Romantisme.

Combourg est le résultat de trois entités, encore visibles aujourd’hui et qui structurent la ville.

La tradition raconte que saint Lunaire, en provenance d’Irlande, fit bâtir une église à son emplacement actuel, donnant ainsi naissance au premier bourg paroissial. Au Moyen Age, Ginguené, évêque de Dol, fait bâtir un premier château à motte afin de protéger Combourg. C’est ainsi que naquit le bourg seigneurial entre le château et l’Eglise. Puis Riwallon, frère cadet de Ginguené, décide de réorganiser socialement, religieusement et économiquement le pays. Il fait appel à des moines bénédictins de Marmoutiers qui fondent le prieuré autour duquel se développe le bourg prieural à l’ouest du château.

Sur le plan architectural, les plus anciennes constructions combourgeoises ne sont pas antérieures au 16ème siècle. En effet, les seigneurs de Combourg prirent part à de nombreux conflits, ce qui valut nombre de destructions à la ville et au château, surtout l’incendie de 1234.

Château de Combourg
Château de Combourg

Dépendant à l’origine de l’évêché de Dol, Combourg est érigée en baronnie, puis en comté en 1575 et dépend alors directement du Duc de Bretagne. Elle appartient alors à divers propriétaires avant d’être vendue à la famille Chateaubriand en 1761.

« C’est dans les bois de Combourg que je suis devenu ce que je suis, que j’ai commencé à sentir la première atteinte de cet ennui que j’ai trainé toute ma vie, de cette tristesse qui a fait mon tourment et ma félicité. »

Durant la Renaissance, l’économie tourne autour du commerce des toiles et du tannage, mais aussi autour de la beurrerie et de la fromagerie, le polissage du granit et la briqueterie. En témoigne encore le moulin à la chaussée de Durfort qui enjambe le lac.

Le bourg conserve sa physionomie d’origine jusqu’au début du 19ème siècle, et de l’arrivée du train. L’implantation de la gare a donné lieu à de longues discussions entre le conseil municipal et la bourgeoisie locale. Pour ces derniers, une gare implantée trop proche du centre-ville nuirait gravement aux bonnes mœurs. La gare se situe donc à deux kilomètres du centre-ville.

C’est autour de la gare que se développe un nouveau quartier et d’une zone périurbaine et industrielle. En même temps, les nouvelles normes en matière d’hygiène entrainent des travaux d’aménagement dans le bourg central : élargissement des rues, transformation de la Place des Halles, construction des écoles… Tout au long du 20ème siècle le développement va se poursuivre et rogner petit à petit l’espace entre la gare et l’ancien centre-ville.

Trois circuits pédestres permettent de ne rien manquer des atouts de la cité : le circuit d’interprétation du patrimoine fait découvrir la richesse architecturale de Combourg, le circuit Chateaubriand emmène sur les pas du célèbre écrivain romantique et le circuit Littéraire amène à faire le tour du fameux Lac Tranquille.

Incontournable, le Château de Combourg

Laissons-nous guider par François-René :
Nous commençons notre visite par le Parc de 25 hectares. La visite est libre, mais se perdre dans les allées et s’abandonner à la contemplation le temps d’une balade, est tout à fait recommandé par l’auteur.
Puis nous nous remémorons les mémoires d’Outre-Tombe.. On s’assoit sur le perron et on pose le même regard que François-René sur la Cour Verte, les allées de marronniers et de tilleuls. Et pourquoi pas se laisser aller à la solitude comme il le faisait.
Nous apercevons le faux cyprès, âgé aujourd’hui de près de 250 ans, qui porte depuis 2012 le bien-nommé label d’ « Arbre Remarquable ». Nous circulons ensuite entre la Rose Chateaubriand et la Rose Sweet delight, maîtresses de ce parc dessiné à l’anglaise par Denis et Eugène Bühler au 19ème siècle. Ils s’inspirèrent des Mémoires d’Outre-Tombe et recréèrent la Cour Verte, le grand et le petit mail, les allées de chênes, de tilleuls et de marronniers.

L’esprit de l’écrivain habite toujours ces lieux. Et l’on peut encore aujourd’hui passer devant la croix de Lucile et s’imprégner de cette atmosphère qui lui fit dire, alors que François-René évoquait sa solitude : « tu devrais peindre tout cela ».

On continue notre visite par le château, avec le plaisir de se laisser guider…

La visite commence par les extérieurs, le long des remparts, puis se poursuit dans certaines pièces du château empreintes de son histoire : mobilier, objets d’époques, tentures mais aussi objets personnels de Chateaubriand. On se surprend à s’enivrer de l’atmosphère mystérieuse du lieu, l’imaginer petit garçon de 8 ans, longer les couloirs pour regagner son petit lit et vaincre ses peurs de croiser le fantôme à la jambe de bois, accompagné du chat noir qui hante le grand escalier de la tourelle.

« … Les gens étaient persuadés qu’un certain comte de Combourg, à jambe de bois, mort depuis trois siècles, apparaissait à certaines époques, et qu’on l’avait rencontré dans le grand escalier de la tourelle ; sa jambe de bois se promenait aussi quelquefois seule avec un chat noir. ».

Puis on a le plaisir de terminer sa visite par la courtine du château qui offre une vue imprenable sur le lac tranquille et la campagne de Combourg. Notre esprit goûte alors au romantisme de toute part.

Le château est encore aujourd’hui habité par les descendants de la Famille de Chateaubriand (descendance du grand-frère Jean-Baptiste de Chateaubriand). Les façades, toitures du château, ainsi que la salle des gardes et le vestibule sont classés « monuments historiques.
(Visite d’une heure, de février à novembre)

Pour plus d’information, contactez l’Office de Tourisme
Saint-Malo Baie du Mont Saint-Michel
Tél : 0 825 135 200 (0.15€ par min)
www.saint-malo-tourisme.com