Le Mont Saint-Michel n’est pas seulement l’un des plus grands sites spirituels et touristiques français, il est un véritable village avec sa Mairie, ses élus, son église paroissiale et son cimetière.

Au Moyen Âge le rocher a atteint les 400 habitants et plus d’un millier de personnes y vivaient pendant la période carcérale de l’abbaye. Depuis des générations, une poignée de familles, la plupart montoises, anime encore aujourd’hui la vie de ce village médiéval protégé par ses remparts. Le Mont Saint-Michel, au milieu de la Baie, théâtre des plus grandes marées d’Europe continentale, accueille chaque année près de 2,5 millions de visiteurs et pèlerins venant du monde entier.

Les remparts

Depuis la Guerre de Cent Ans, l’édification de remparts a donné au Mont Saint-Michel sa réputation de forteresse imprenable. Sept tours communiquent entre elles par un chemin de ronde ouvert au public. La Tour du Nord (XIIIe siècle) est un excellent point d’observation du mascaret. Les remparts permettent également de rejoindre l’abbaye.

La Grande Rue

La Grande Rue, artère principale du village, est protégée par trois portes successives. La Porte de l’Avancée, charretière et piétonne, mène à la cour du même nom, qui abrite l’ancien Corps de Garde des Bourgeois (XVIe siècle). Une fois la Porte du Boulevard franchie, on se trouve face au pont-levis, nommé Porte du Roy. Ici commence la Grande Rue, qui monte à l’abbaye en traversant le village, et a conservé ses boutiques et enseignes médiévales. Le passage du pont-levis conduit également, sur la droite, au chemin des remparts.

L’église Saint-Pierre, la Maison du Pèlerin et le parvis de la Croix de Jérusalem, en haut du village, témoignent de l’activité spirituelle passée et actuelle du lieu. 

Gastronomie locale

La gastronomie locale contribue à la renommée du Mont Saint-Michel. Annette et Victor Poulard ouvrent en 1873 une auberge située à l’emplacement actuel du bureau de poste et d’Information touristique. Ils proposent un plat simple et consistant pour revigorer les pèlerins après leur éprouvant voyage : la fameuse omelette soufflée cuite au feu de bois est née. En 1888 ils s’installent dans l’établissement actuel, où les omelettiers font chaque jour la démonstration de la préparation de la recette originale.

Autre spécialité bien connue des gourmets : l’agneau de prés-salés. Les herbus périodiquement recouverts par la mer donnent à sa chair une texture suave et tendre, au gras peu abondant. Les fruits de mer de la Baie, à l’image des moules et des huîtres, complètent l’offre gastronomique locale.

Souvenirs

Avec les premiers pèlerins, des boutiques de bibelots s’installent dans le village. Dans ces petites échoppes, chacun pouvait acheter des plombs de pèlerinage frappés de la coquille ou représentant saint Michel. Aujourd’hui, les boutiquiers maintiennent cette tradition du Moyen Âge et sont au service des pèlerins et voyageurs du monde entier en quête d’un souvenir de leur passage.

Venelle du Guet

Aussi appelée Ruelle des cocus, c’est la plus petite rue du Mont Saint-Michel. Elle est si étroite qu’on ne pourrait passer avec des cornes, d’où son nom… Pour la trouver, il faut emprunter la Grande Rue et tourner à gauche face à l’Hôtel La Croix Blanche.

Les petits jardins

La moitié du village est toujours restée libre de constructions. Pendant les sièges, les habitants cultivaient ces terrains protégés pour subvenir à leurs besoins. Les maisons longeant la Grande Rue cachent des petits jardins clos, qu’on aperçoit des remparts ou depuis les venelles et escaliers suspendus. Au pied de l’abbaye, la communauté monastique cultive encore son potager. Le côté nord du rocher, plus escarpé, est resté à l’état sauvage.

« Vous voyez à la
lucarne des greniers le linge suspendu sécher
au bout d’une perche – avec des haillons rouges
recousus, ou se cuire au soleil, entre le toit
,d’une maison et le rez-de-chaussée d’une autre,
quelque petit jardin grand comme une table
où les poireaux languissant de soif couchent
leurs feuilles sur la terre grise; mais l’autre
face du rocher, celle qui regarde la pleine mer,
est nue, déserte, si escarpée que les arbustes
qui ont poussé ont du mal à s’y tenir et,
tout penchés sur l’abîme, semblent prêts à
tomber.  »

La Tour Gabriel et l’embarcadère

Cette tour couronnée de mâchicoulis, construite vers 1524, protège le côté ouest. Au fil du temps elle a servi de moulin, puis de phare pour diriger les bateaux s’engageant dans le Couesnon. Une petite porte sur sa droite permet d’accéder à l’ancien embarcadère. Des anneaux témoignent encore de l’activité maritime d’autrefois.

L’Église paroissiale Saint-Pierre

Statue argentée archange Michel dans l'église Paroissiale Saint-Pierre

L’église paroissiale, petit édifice du XVe et XVIe siècles est dédiée à Saint-Pierre, patron des pêcheurs et détenteur pour les catholiques des clés du paradis. Les pèlerins y passent symboliquement avant d’atteindre l’abbaye, image du paradis sur terre. La statue de Jeanne d’Arc trônant à l’entrée rend hommage à l’Archange, qui la guida durant la guerre de Cent Ans. Le cimetière du village, situé juste à côté de l’église, abrite notamment la tombe des époux Poulard. Depuis 1886, l’église paroissiale est le lieu de dévotion officiel à saint Michel, et des offices y sont célébrés régulièrement. Le Sanctuaire et l’Office de tourisme prennent une part active dans l’association Villes Sanctuaires en France, qui regroupe 18 destinations religieuses et touristiques majeures.

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